Politique intérieure
Les élections parlementaires et provinciales du 18 février 2008 se sont traduites par la victoire des deux principaux partis d’opposition au Président Musharraf : le Pakistan’s People Party (PPP), parti de feu Benazir Bhutto, dirigé par son époux, Asif Ali Zardari, et la faction de la Ligue musulmane fidèle à l’ancien Premier ministre Nawaz Sharif (PML-N). Ces deux partis rivaux ont formé un gouvernement de coalition dirigé par M. Youssouf Raza Gilani(PPP), mais dont les ministres PML-N ont démissionné le 13 mai. Le JUI, parti religieux, et l’Awami National Party (ANP), parti laïc pachtoune, ont également rejoint la coalition gouvernementale.
Pervez Musharraf a choisi lundi 18 août de démissionner, plutôt que d’affronter une procédure de destitution. Le prochain président sera élu par le Parlement et les quatre assemblées provinciales le 6 septembre. L’intérim a été confié au président du Sénat, Mohammadmian Soomro, qui fut Premier ministre pendant l’état d’urgence. Le 25 août dernier, Nawaz Sharif a annoncé que son parti, la Pakistan Muslim League - faction Nawaz (PML-N), se retirait de la coalition gouvernementale et demandait désormais à siéger dans l’opposition. L’alliance entre le Pakistan People’s Party (PPP) et la PML-N n’aura duré que cinq mois. Ce retrait s’explique par deux facteurs :
L’impossibilité pour les chefs de partis de s’entendre sur la question des juges démis lors de l’état d’urgence. Nawaz Sharif souhaite leur réintégration rapidement et sans condition. Asif Ali Zardari, co-président du PPP y est moins favorable, de crainte de voir remise en cause l’amnistie que le président Musharraf lui avait accordée.
La nomination de A.A Zardari comme candidat du PPP à l’élection présidentielle, pour laquelle N. Sharif n’a pas été consulté, contrairement aux engagements pris en ce sens.
Le départ de la PML-N de la coalition met fin à une alliance de circonstance entre deux partis traditionnellement rivaux. Dorénavant, pour gouverner, le PPP aura besoin du soutien accru des petites formations qui composent la coalition, l’ANP et le JUI. Le parti des Mohadjirs , le Muttahida Qaumi Movement (MQM) opère quant à lui un rapprochement en direction du PPP, malgré l’hostilité passée entre les deux formations.
Le Pakistan subit depuis le printemps 2007 une série d’attentats meurtriers qui a culminé avec l’assassinat de Benazir Bhutto le 27 décembre dernier. Le terrorisme a fait entre 1100 et 1200 morts au cours des douze derniers mois. Jeudi 21 août, l’attentat le plus meurtrier depuis le début de l’année a provoqué la mort de 64 personnes à Taxila (ville située à 35 kilomètres d’Islamabad).
Mise à jour : 28.08.08
Politique extérieure
· Renforcer les relations bilatérales avec les partenaires privilégiés
Les attentats du 11 septembre ont conduit Islamabad à s’engager, aux côtés de Washington, dans la lutte contre le terrorisme. L’armée pakistanaise s’est engagée à assurer la sécurisation de la frontière avec l’Afghanistan. Le Pakistan a obtenu l’attribution, en mars 2004, lors de la visite du Secrétaire d’Etat, Colin Powell, du statut d’allié majeur, non membre de l’OTAN. L’octroi de ce statut a coïncidé avec une levée des sanctions économiques imposées au Pakistan en 1999 à la suite du coup d’Etat du général Musharraf.
Parallèlement, le Pakistan a continué d’entretenir des relations étroites avec la Chine, allié traditionnel depuis 1947, marquées pour l’essentiel par une importante coopération militaire. Les deux pays ont signé en 2002 un accord de coopération en matière de défense et la Chine assure la formation de nombreux officiers pakistanais. Pékin et Islamabad renforcent également leurs relations commerciales. Les nombreuses visites bilatérales à haut niveau sont souvent l’occasion de signature d’accords de coopération économique.
Après les attentats du 11 septembre 2001, l’Union européenne et le Pakistan ont resserré leurs relations bilatérales. L’UE a rapidement accordé des concessions commerciales pour l’entrée sur le marché européen de produits pakistanais, notamment dans le secteur du textile. Un accord de coopération étendant le champ de la coopération dans de nombreux domaines (commerce, développement, environnement, sciences) est entré en vigueur en septembre 2005. Sa mise en œuvre est cependant conditionnée à la signature par le Pakistan d’un accord de réadmission. L’UE est le premier partenaire commercial du Pakistan, destinataire de 30% de ses exportations et comptant pour 20% dans ses importations. Le Pakistan est également l’un des principaux bénéficiaires de l’aide communautaire en Asie (165 millions d’euros d’aide prévus pour la période 2002-2006).
· Participer à la stabilisation régionale
Après le 11 septembre, le Pakistan a modifié sa politique à l’égard de l’Afghanistan, abandonnant officiellement son soutien au régime des Taleban et s’engageant dans la lutte contre le terrorisme international. Depuis 2002, Islamabad a souhaité faire preuve d’ouverture en signant la déclaration sur les relations de bon voisinage avec l’Afghanistan et en permettant le vote des réfugiés afghans (environ 2,5 millions de réfugiés au Pakistan) à l’élection présidentielle afghane. Les Pakistanais ont salué l’élection d’Hamid Karzai et le dialogue bilatéral entre les deux pays est relativement fourni. Les deux pays tentent également de développer leurs échanges économiques.
La tenue à Kaboul du 9 au 12 août 2007 d’une grande « Jirga » de paix transfrontalière entre les deux pays, si elle n’a pas débouché sur des annonces concrètes en matière de renforcement de la coopération entre les deux pays, aura au moins permis au dialogue bilatéral de s’instaurer dans un cadre structuré favorisant son développement dans le temps (mise en place d’un mécanisme de suivi des conclusions de la « Jirga » de paix). Elle aura en outre marqué l’occasion pour les deux pays de manifester publiquement leur prise de conscience d’avoir à lutter contre le défi commun que représente pour eux le terrorisme et leur volonté commune de le combattre de manière efficace.
Pour autant, les tensions n’ont pas totalement disparu. Le regain de production de drogue en Afghanistan inquiète le Pakistan. Le problème des réfugiés, la non-reconnaissance de la ligne Durand qui sépare les Etats, les accusations mutuelles de laxisme dans la lutte contre les groupes fondamentalistes sont autant de motifs de préoccupation. Le 15 juin dernier, le Président Karzaï a fustigé les insurgés opérant depuis le territoire pakistanais, arguant même que les Taleban étaient le produit des services de renseignement pakistanais et a invoqué le principe de légitime défense pour menacer d’aller les y pourchasser. Ces propos ont suscité des réactions très vives à Islamabad.
Les relations entre l’Afghanistan et le Pakistan ont été marquées par d’autres incidents récents, notamment l’attentat contre l’ambassade de l’Inde à Kaboul le 7 juillet dernier.
Les relations du Pakistan avec l’Inde se sont améliorées au cours des deux dernières années. La réponse positive des Pakistanais à une initiative du Premier Ministre indien Vajpayee a permis dès 2003 une reprise du dialogue entre les deux pays, sur l’ensemble des différends qui les opposent, y compris le Cachemire. Plusieurs mesures de confiance ont été mises en place (retour des ambassadeurs dans les deux pays, reprise des liaisons aériennes civiles, libération de prisonniers, proposition de concessions commerciales).
Le retour au pouvoir du parti du congrès, en Inde en mai 2004, n’a pas affecté ce processus. Une décision symbolique importante a été prise avec l’ouverture, le 7 avril 2005, d’une ligne d’autocars entre Srinagar et Muzaffarabad. La visite en Inde du Président Musharraf, du 16 au 18 avril 2005, a été l’occasion de proclamer le caractère « irréversible » de ce rapprochement. Islamabad et New Delhi ont conclu en mai dernier le 4ème cycle du dialogue composite amorcée en mars 2007. Ce dialogue s’est poursuivi avec la visite en Inde le 28 juin de cette année du ministre pakistanais des affaires étrangères.
Néanmoins, l’attentat à Kaboul le 7 juillet contre l’Ambassade de l’Inde a constitué une rupture dans l’analyse faite à New Delhi de la situation au Pakistan. Les déclarations indiennes suite à cet attentat ont en effet mis très directement en cause Islamabad.
Les ministres indien et pakistanais des affaires étrangères se sont néanmoins rencontrés à Colombo le 31 juillet en marge du sommet de la SAARC, mais la dynamique de confiance semble rompue. Il devrait donc s’ensuivre une phase d’attentisme de Delhi avant une tentative de relance du dialogue composite, dans l’attente de l’évolution de la situation politique intérieure au Pakistan.
Mais 27 novembre 2008 l'attentats meurtriers à Bombay qui a fait beaucoup de victimes, Inde accuse comme habitude le Pakistan être derrière ce complot. Et ça recommence...
Mise à jour : 28.12.08

Date / signature |
Titre |
15.06.1994 |
doubles impositions en matière d’impôt sur le revenu |
12.07.1991 |
Suppression des visas de sortie-retour |
01.06.1983 |
Protection des investissements |
17.03.1976 |
Usine de retraitement de combustibles irradiés |
02.07.France 09.07.1974 Pakistan |
Modification de l’accord sur les services aériens du 31 juillet 1950 |
03.07.1970 |
Coopération culturelle |
05.06.1970; |
Coopération technique et scientifique |
22.10.1969 |
Certificats de jaugeage des navires marchands |
22.07.1966 |
Impôts sur le revenus |
29.8.1960
France 20.10.1960 Pakistan |
Modification de l’accord du 31 juillet 1950 |
31.07.1950 |
Services aériens |

| Make Us your
HomePage |
|
 |
|
|
|
|
| Politiques du Pakistan,, pakistani politique, pakistan,élections parlementaires pakistanaises |
|
|
COPYRIGHT
© 2009
Disclaimer: I am NOT broadcasting any Channel. I am just sharing links.Designated trademarks and brands are the property of their respective owners.
.
Extra
Everything on this website , you can simply
use it for personal use.
A. Shah
|